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VLADIVOSTOK
Pièce pour sept interprètes
" Saisir la magie de la réalité : la réalité constitue le véritable mystère de l'être. " Max Beckmann

... que tout le monde connaît et que personne ne connaît.
... un mot, un symbole, un fantasme, une question.

Coproduction:
Festival Montpellier Danse 03 / Théâtre le Vivat, scène conventionnée d'Armentières / Théâtres de Sète , scène nationale / Dock 11 - Berlin / Avec l'aide de: Neues Deutschland Berlin / Studio Laboratoire - Didier Théron / Centre National de la Danse - Paris

Direction artistique : Michèle Murray
Codirection : Maya Brosch
Interprètes : Maya Brosch, Mathias Dou, Waldemar Kretchkovsky, Marie Leca, Audrey Perin-Vindt, Kevin Taylor, Gilles Viandier
Musique : Fat Boy Slim, Chemical Brothers
Lumières : Lutz Lange
Son : David Urbach
Durée : 1 h 05

Le seul nom de Vladivostok suffit à créer un climat mystérieux lié au statut étonnant de ce poste-frontière, ancienne base militaire de la flotte des tsars,dernier arrêt du Transsibérien,ville fermée et secrète de l'ex-URSS ; une ville métaphore pour la chorégraphe Michèle Murray en cela qu'elle est " à la périphérie et à la marge de notre monde, contenant tous les regards possibles sur le connu et l'inconnu ". C'est de cela qu'il est question dans cette pièce systématiquement rythmée par la musique des Chemical Brothers et Fat Boy Slim : de climat mystérieux, de frontières qui s'effondrent entre théâtre et danse, corps et objets. Les interprètes parcourent un espace jonché de vêtements, masques, perruques, de quoi prendre toutes les identités, se laisser contaminer par tous les sexes, gestuelles et postures possibles. Il n'y a pas d'accessoires chez Michèle Murray ; tout ce que porte la scène est chargé, expressif, ce qui ne veut pas dire psychologique. Les danseurs - ou acteurs corporels selon la dénomination de la chorégraphe - créent un état d'urgence, portant le spectacle dans tous les sens ; les soli succèdent aux duos, en fait toutes les combinaisons sont bonnes jusqu'à se vautrer dans des amoncellements en mouvement ; la danse de Michèle Murray émerge de ces corps-objets bousculés et fiévreux.
Laurent Goumarre

PRESSE Vladivostok

• Radio France Culture
Michèle Murray, chorégraphe, qui signe peut être l’une des pièces les plus formidables de l’année.
Laurent Goumarre, 8 Novembre 2003

• L’Hérault du Jour
Tout au bout : Vladivostok C’est beau comme tout et on y retrouve le goût de Michèle Murray pour le détail. Et pour cette impossibilité programmée pour le spectateur de tout voir. L’œil ne peut accrocher tout ce qui se déroule aux 4 coins de la scène. Sans vitesse certes, mais dans la confusion mentale la plus totale. Ce travail accrochera un public à la hauteur de sa qualité. Parce qu’il est roboratif et bienfaisant. JM Douillard, 19. Novembre 2003

• L’Hérault du Jour
Shooté
On y retrouve la touche Murray, c’est à dire la présence à la fois de danseurs virtuoses et de performers provocateurs. C’est quelque chose qu’on retrouve chez les auteurs de la sphère flamando - belge. Mais Murray, à l’inverse de ceux-ci reste dans la froideur, les mouvements lents, l’absence de flamboyant. C’est une fusion froide, une combustion lente. Les interprètes se retrouvent mutants immobiles, drogués ne connaissant pas le manque, prostitués au rythme nonchalant. C’est très fort et ca peut être vu de nombreuses fois, sans lassitude. Et même avec une certaine accoutumance. " Vladivostok ", œuvre sur la drogue ? On n’est pas loin de le penser. J.M Douillard , 1 juillet 2004

• La Libre Belgique
Métaphores, métamorphoses
Un espace sonore habité sans discontinuer par les pulsations de Fatboy Slim et des Chemical Brothers, un espace scénique jonché de vêtements, perruques ou masques, sept danseurs - la chorégraphe les nomme plus volontiers acteurs corporels- s’échangent ces attributs. Une métamorphose constante et ludique est à l’œuvre, une contamination, une combinaison, une variation perpétuelle sur le double, le même et le différent, l’identité, les genres. Qui est qui ? Qui va où ? Que devient on ?Une mêlée finale, un dénudement pour rééclairer autrement les attributs du début. Et les danseurs saluent, affichant sur leurs tee-shirts " Attention culture en danger ". Parce que le jeu n’empêche pas la vigilance. Marie Baudet, 3 juillet 2004

• Jennie Klein Ohio University 2005
Lone Twin, Michèle Murray, Jerome Bel : Les meilleures et plus excitantes propositions du National Review of Live Art étaient des actions chorégraphiées exigeant un espace de jeu que le public devait obligatoirement respecter. Je n'ai pas pu tout voir, mais ce que j'ai vu en valait largement la peine?La pièce " Vladivostok " de Michèle Murray, une danse des identités et mouvements se transformant au travers du vêtement, de perruques, de masques et d'accessoires dont le titre est donné d'après la ville russe, dernier arrêt du Transsibérien.

• Blog de Vaginal Davis
La danse de la compagnie Michèle Murray était trop schizophrène pour moi. Un danseur black avait le corps le plus moche que j'ai jamais vu chez un black. Pas de cul, des jambes maigres et desséchées et de ces mini - nichons de pouffiasse, il prend des hormones ? Et puis il y avait cette reine de la queue de cheval, j'avais envie de la lui couper. Quelques unes des filles avaient un visage intéressant, mais avec cette pièce il faut soit être totalement avant-garde ou alors faire une pièce à l'ancienne. Tu ne peux pas faire les deux à la fois.Ca ne marche pas. Et la musique ? les Chemical Brothers et autres conneries techno. Ca aurait du se jouer en silence. Vaginal Davis, 17 Février 2005

• Berliner Morgenpost
" Avec la musique joyeuse et euphorisante de Fat Boy Slim et Chemical Brothers ainsi que toutes sortes d'objets et accessoires étranges, Michèle Murray fait s'effondrer la distinction entre théâtre et danse. Chaque danseur incarne plusieurs identités et se redéfini continuellement dans ce monde fascinant et mystérieux de " Vladivostok ". Même les genres masculins et féminins se transforment sans arrêt jusqu'à ce que la perception du spectateur éclate entièrement et que presque tout semble possible ". 25 Novembre 2004