VELVET
Création 2006 pour cinq interprètes dont une DJ
Création au Festival " Faits d'hiver - danses d'auteur " Paris
Avec l'aide du Dock 11 Berlin et de l'Espace Bernard Glandier Montpellier
Direction artistique : Michèle Murray
Codirection : Maya Brosch
Création et interprétation :
Maya Brosch, Marie Leca, Lise Vermot, Audrey Perin Vindt
Musique : DJ Lolita
Lumières : Lutz Lange
Durée : 40 minutes
" VELVET ", pièce pour cinq femmes traite de l'érotisme et du fantasme en masquant les yeux des interprètes d'un bandeau de velours noir et en travaillant à partir des positions debout / couché pour créer une variation autour des rapports affectifs et sexuels de pouvoir.
Les quatre « velvétiennes » accompagnées d'une DJ également aux yeux bandés, évoluent dans un monde à la fois satirique, expressionniste, frivole et austère, où se côtoient velours, peau, nacre, or et strass.
PRESSE Velvet
" La Muse de Mauvaise Réputation ", extrait du livre
Velvet de Michèle Murray peut paraître la plus caricaturale des propositions puisque ce quatuor féminin n'hésite pas à convoquer certains des clichés de la pornographie, en particulier le rituel SM, avec dominatrices en noir, yeux bandés, postures, gestuelles, comme celle où l'une des participantes se " lubrifie " les mains. Mais le décalage vient de ce que la chorégraphe part de l'iconographie pornographique pour la détourner de l'intérieur. Il a fallu beaucoup d'aplomb aux interprètes pour laisser croire qu'un flacon cosmétique, une ficelle et n'importe quoi d'autre sont susceptible d'évoquer le sadomasochisme, non pas parce qu'il y ressemble ou parce qu'il y aurait une correspondance secrète, mais parce que l'attitude marketing ou publicitaire d'affectations, de poses et de soulignement par le désir, rend tout objet potentiellement pornographique. Et cette pièce est formidablement obscène, au sens étymologique et terrible : de mauvaise augure. Tout simplement parce qu'elle nous montre que la pornographie se cache dans les recoins de notre vie quotidienne, comme un soubassement exploité par le monde.
Philippe Verrièle, 2006
|